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Cordyline australis

DESCRIPTION

Cordyline australis pousse jusqu’à 20 mètres de hauteur avec un tronc de 1,5 à 2 mètres de diamètre. Elle est originaire de Nouvelle-Zélande. Avant de fleurir, il forme une mince tige non ramifiée. Après la première floraison, il se divise pour former une couronne très ramifiées avec des touffes de feuilles à l’extrémité des branches. Chaque branche peut se ramifier après avoir produit une tige florale. Son écorce, gris pâle à gris foncé, persistante et fissurée, semble spongieuse au toucher. Les feuilles sont longues et étroites, en forme d’épée, dressées, vert clair à vert foncé, de 40 à 100 cm de longueur et 3 à 7 cm de largeur à la base, et ont de nombreuses nervures parallèles. Les feuilles poussent en grappes à l’extrémité des branches et peuvent retomber un peu à l’extrémité et même plier vers le bas à partir de la base quand elles sont vieilles. Elles sont épaisses et ont une nervure médiane indistincte des autres nervures fines qui sont plus ou moins égales et parallèles. Les surfaces supérieures et inférieures des feuilles sont semblables.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Cordyline australis pousse vite, jusqu’à 30 cm par an. Et lorsqu’elle repart de souche après un gros gel, c’est de 50 à 60 cm par an qu’elle repousse. Robuste et par conséquent à croissance rapide, C. australis est largement planté dans les jardins en Nouvelle-Zélande, les parcs et les rues, et de nombreux cultivars sont disponibles. Son fruit est une source de nourriture de prédilection pour plusieurs espèces d’oiseaux indigènes. On peut également le trouver en grand nombre dans des projets de restauration d’îles comme l’île Tiritiri Matangi (réserve naturelle à 30 km d’Auckland) où il a été parmi les premiers arbres à être plantés.

DÉNOMINATION

Le nom du genre Cordyline dérive de l’ancien mot grec kordulê (bosse, tumeur), en référence à son rhizome élargi, tandis que son épithète spécifique australis vient du mot latin signifiant « sud ».

HABITAT

Cordyline australis est une espèce pionnière exigeante en lumière et les jeunes plants meurent quand ils sont dominés par d’autres arbres. Pour bien grandir, les jeunes plants nécessitent un espace dégagé de sorte qu’ils ne soient pas ombragés par d’autres végétaux. Une autre exigence est d’avoir de l’eau en permanence pendant le stade plantule. Alors que les arbres adultes peuvent stocker de l’eau et sont résistants à la sécheresse, les jeunes plants ont besoin d’un approvisionnement régulier en eau pour survivre. Cela empêche l’espèce de pousser dans les dunes à moins de la présence de dépressions humides et sur les coteaux à moins qu’il n’y ait une zone d’infiltration. La fertilité du sol est un autre facteur de sa présence. Les feuilles tombées des arbres contribuent également à accroître la fertilité du sol sur lequel elles se décomposent. Un autre facteur est la température, en particulier les sévérités de gel. Les jeunes arbres sont tués par le gel, et les arbres, même anciens, peuvent être obligés de repartir du pied. C’est pourquoi C. australis est absent des zones de montagne et de l’intérieur des terres trop froides.

Copalme

Copalme d Amérique (Liquidambar styraciflua)

DESCRIPTION

Le Liquidambar a une hauteur moyenne allant de 25 à 35 mètres pour un diamètre pouvant atteindre 1 mètre à l’âge de 200 à 300 ans. Il a une cime irrégulière de forme ovale. Il a une croissance vigoureuse et peut donner ses premiers fruits vers 25 ans. L’écorce est brun foncé avec des crevasses subéreuses (lignes de liège). Il est souvent cultivé sous forme de baliveau. Son bois brun-rouge est précieux et ressemble à celui du noyer. Les feuilles (10 à 18 cm de long) sont simples, en formes d’étoiles, avec des nervures palmées, elles peuvent comporter 5 à 7 lobes triangulaires finement dentés. Elles prennent une couleur rouge puis pourpre très caractéristique à l’automne. Le fruit, ressemblant à celui du platane, est une boule hérissée pendante de 2 à 3 cm de diamètre. Les capsules s’ouvrent à maturité en fin d’automne laissant rapidement s’échapper les graines ailées. De nombreuses graines ailées avortent et produisent une poudre ressemblant à de la sciure s’échappant du fruit lorsqu’on le secoue.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Vu la qualité et l’aspect de son bois, on l’utilise pour en faire du mobilier dans le domaine de l’ébénisterie. On extrait de son bois et de ses fruits un ambre liquide nommé « Baume de liquidambar ». Celui-ci était utilisé comme gomme à mâcher par les Indiens Cherokees, ainsi qu’en médecine traditionnelle, notamment pour traiter les sciatiques – mais la qualité de ce baume est surpassée par bien d’autres produits du même type et ces utilisations sont aujourd’hui tombées en désuétude.

DÉNOMINATION

Liquidambar vient du latin liquidus, « liquide » et de l’arabe ambar, « ambre », en référence à sa résine huileuse de couleur ambrée. Styraciflua signifie « écoulement de styrax », allusion au liquide qui s’écoule de son tronc lorsqu’on l’incise.

HABITAT

L’arbre est originaire de l’est de l’Amérique du Nord. Présent le long des rives du Mississippi et de la rivière Ohio, il pousse également de l’État de New York jusqu’en Floride. Il grandit de préférence sur des terrains alluviaux de qualité, bien éclairés, où il partage son aire de répartition avec des chênes et des peupliers. Il n’apprécie pas les terrains marécageux ni les terres trop calcaires et trop sèches. L’arbre a été introduit en Europe vers 1681, où on le cultive par exemple comme arbre d’ornement jusqu’en Ukraine.

Poirier (Pyrus communis)

DESCRIPTION

Arbre de taille moyenne, le poirier peut atteindre dix à quinze mètres de haut et vivre jusqu’à 200 ans. Les poiriers francs (arbre issu de semis et qui n’a donc pas les mêmes caractéristiques qu’un arbre greffé) obtenus par semis de pépins peuvent atteindre 20 mètres de haut, ce qui est bien trop haut pour être taillés et récoltés, et les fruits s’abîment en tombant. C’est une des raisons pour laquelle les poiriers cultivés sont greffés sur des cognassiers pour obtenir des arbres plus petits.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Longtemps avant la domestication des poiriers, on cueillait les poires sauvages. Des restes carbonisés de ces petits fruits, parfois coupés en deux et probablement séchés, ont été trouvés sur plusieurs sites du néolithique et de l’âge du bronze en Suisse, dans le nord de l’Italie, dans l’ ex-Yougoslavie et en Allemagne. On trouve des restes similaires pour le néolithique récent en Grèce, en Moldavie et Ukraine.

À défaut d’informations archéologiques plus précises, on est forcé de s’appuyer sur les textes de l’Antiquité gréco-latine pour avoir quelques indices sur la domestication. Par expérience, les arboriculteurs ont appris que la meilleure manière de multiplier un poirier intéressant, était d’en greffer un rameau, alors qu’en semant ses graines il pouvait retourner à l’état sauvage ou produire des fruits de piètre qualité.

DÉNOMINATION

Le nom de genre Pyrus vient du latin pirus (variante) signifiant « poirier », nom panroman d’origine inconnue. L’épithète spécifique vient du latin communis « commun ». Dans la langue commune, poire est issu du bas latin pira. L’ancien français était peire, pere resté dans les dialectes de l’ouest de la France. En occitan, son nom est pera (pero) de même origine, italien pera, espagnol pera qui remontent également au latin populaire.

HABITAT

En général, le poirier s’épanouit dans les climats froids et humides, où un hiver froid est suivi d’un été frais. On estime que les variétés populaires de poires ont besoin d’environ 400 à 800 heures de froid (une exposition à des températures inférieures à 7°C) pour un développement et une fructification réguliers. Cependant il existe des variétés qui peuvent nécessiter jusqu’à 1500 heures de froid pour une fructification réussie, tandis que d’autres peuvent porter des fruits après 150 heures à peine.

Un soleil abondant est nécessaire, puisqu’il influence largement la couleur du fruit. Les variétés les plus populaires s’épanouissent dans les régions où les températures augmentent rarement au-dessus de 32°C. Quelques cultivateurs utilisent également de grands ventilateurs pour rafraîchir le verger lorsque la température monte au-delà d’un certain point.

Le poirier donne les meilleurs résultats en sol silico-argileux, profond, fertile et suffisamment frais mais perméable. Il résiste jusqu’à -20 °C, ce qui en fait un arbre robuste pour les climats tempérés.

Figuier (ficus carica)

DESCRIPTION

Le figuier est un petit arbre, le plus souvent de trois à quatre mètres de haut — en conditions favorables (zone peu gélive, sol frais et fertile), certaines variétés peuvent cependant atteindre dix mètres de hauteur pour dix mètres de périmètre — au tronc souvent tortueux, au port souvent buissonnant. Toutes les parties de la plante (rameaux, feuilles, fruits) contiennent un latex blanc et irritant. Les feuilles sont caduques, rugueuses, finement velues, assez grandes (jusqu’à 35 cm de long). Les fleurs du figuier ont de nombreuses formes. Les fruits sont composés, avec un réceptacle charnu contenant des petits fruits qui ressemblent à des graines. À maturité, les fruits, ou figues, sont selon les variétés de couleur verdâtre, jaune, marron-rouge ou violet plus ou moins foncé, parfois bicolores ou striés.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Un figuier adulte peut donner 100 kg de figues fraîches soit 30 kg de figues sèches. Toutes les parties de la plante (rameaux, feuilles, fruits) contiennent un latex blanc, appelé « lait de figuier », qui peut se rapprocher de celui du caoutchouc. Ce dernier a cependant été supplanté par l’hévéa, espèce non apparentée, pour la production de caoutchouc naturel. Frais, ce latex est très caustique et irrite fortement les muqueuses (manger des figues non mûres est ainsi très désagréable). Il est utilisé pour enlever les cors et les verrues. Le latex filtré puis desséché constitue la ficine brute[36].

DÉNOMINATION

Ficus carica aux noms vernaculaires Figuier, Figuier comestible ou Figuier commun, est un arbre fruitier de la famille des Moracées qui donne des fruits comestibles appelés figues. On l’appelle plus rarement Figuier de Carie en référence à la cité antique en Asie mineure ou « Arbre à cariques ».

HABITAT

Peu exigeant, le figuier est robuste et peut produire très longtemps. Arbre méditerranéen, il résiste bien à la chaleur. Le figuier peut être cultivé sur une large gamme de sols, sable aride et pauvre, riche limon, argile lourde ou calcaire, pourvu qu’il y ait suffisamment de profondeur, de drainage et de nourriture. Le sol sablonneux demi-sec contenant une bonne dose de chaux est idéal lorsque la récolte est destinée au séchage. Les sols très acides ne sont pas adaptés. L’arbre est assez tolérant à une salinité modérée. Les racines du figuier étant souvent peu profondes, il faut éviter de travailler le sol au pied de l’arbre et procéder à un paillage en été pour conserver l’humidité du sol.

La Haie gourmande

Lentisque

Noisetier

Plaqueminier

Cognassier

Caroubier

Passiflore

Framboisier

Bambou doré

Groseillier

Goyavier du Brésil

Laurier sauce

Arbousier

Romarin

Jujubier

Mures

Kiwi

Myrte

Les plantes aquatiques du bassin

Anemopsis de Californie

Iris des marais

Iris pseudacorus

DESCRIPTION

Iris pseudacorus est une plante vivace de 40 cm à 1,20 mètre de haut à rhizome épais[5]. Le rhizome, une tige de 1-4 cm de diamètre, légèrement enfoncée dans la boue, porte de nombreuses racines de 10-20 cm de long. Les longues feuilles linéaires, en forme de glaive (pointues), font de 10 à 30 mm de large. Engainantes et disposées sur deux rangs opposés (elles sont dites distiques), elles partent directement du rhizome. Elles sont parcourues par une profonde nervure médiane.

La Thalie blanche

Papyrus du Nil

Black princess

La tonnelle à Kiwis (Actinidia chinensis)

DESCRIPTION

Le kiwi est une liane ligneuse de 6 à 15 mètres de long. Les feuilles, caduques, sont vert vif, ovales à cordiformes (en forme de cœur), très nervurées et aux marges dentelées. Ses jeunes pousses et rameaux sont eux recouverts d’un duvet roux. Chaque individu est soit femelle, soit mâle. Les fleurs naissent en fin de printemps à l’aisselle des feuilles et sont de couleur blanche, à la nuance crème ou jaunâtre. Un bouquet d’étamines (plus ou moins courtes selon le sexe) est disposé au centre des pétales. Le fruit qui mûrit en fin d’automne ou en hiver, est une baie ovale de 5 à 9 centimètres. Sa fine peau est recouverte de courts poils roussâtres et sa pulpe est verte (crème en son centre), juteuse et acidulée. Il contient plus de 1 000 petites graines. Certaines variétés horticoles (cultivars) ont une pulpe jaune.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La France (8e producteur mondial et 3e européen) produisait près de 56 000 tonnes en 2019, un volume en baisse continue depuis 2009. Son premier client est l’Espagne. La zone de production française se répartit dans l’Ariège, dans le Tarn-et-Garonne et sur la façade atlantique, du Pays basque à la Bretagne. Commercialisé pour la première fois en France dans les années 1970, le kiwi de l’Adour obtient le label rouge en 1992 et une indication géographique protégée (IGP) en 2009.

DÉNOMINATION

Actinidia vient du grec aktis qui signifie « petit rayon », en référence à la disposition des styles (partie de fleur) autour de l’ovaire, comme une roue de vélo. Chinensis signifie de « Chine ».

HABITAT

Il préfère un sol léger, bien drainé, riche en humus et plutôt acide ainsi qu’une exposition ensoleillée, à l’abri des vents et du gel. Il tolère jusqu’à -12°C en période de dormance.

Vigne (Vitis vinifera)

DESCRIPTION

La vigne est une plante ligneuse et sarmenteuse au feuillage caduc. Un plant de vigne cultivé développe des racines qui s’enfoncent généralement à une profondeur de 2 à 5 mètres et parfois jusqu’à 12-15 mètres voire plus. Les racines issues de semis et de bouture sont très différentes (avec même en condition humide de possibles racines aériennes apparaissant à la base de troncs issus de semis). La vigne s’attache à des supports par des vrilles. Les tiges, appelées rameaux, croissent par leur extrémité. Les feuilles à nervures palmées, comportant pour la plupart cinq lobes principaux plus ou moins découpés, ont généralement une base en forme de cœur. Les fleurs, petites et verdâtres à blanches, sont regroupées en inflorescences et les fruits, de formes différentes selon les sous-espèces, sont des baies regroupées en grappes. Les vignes de cette famille développent un important polymorphisme génétique selon les cépages et espèces, à maturité, leur coloration varie selon chacune des variétés de vigne : blanche, jaune-pâle, violette, noire (cette dernière étant majoritaire pour les variétés dites sauvages). Les graines de ces baies sont des pépins.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Depuis le XVIIe siècle, on utilise, en phytothérapie, les feuilles de vigne rouge pour leur action sur les troubles veineux. Les vignes contiennent tanins, sucres, inosite, acides, et carotène. On utiliserait la sève et les feuilles comme astringent et anti-inflammatoire au moyen de décoctions. Les pleurs de la vigne, sécrétion de sève obtenue lorsqu’une branche est cassée, sont un diurétique et collyre.

DÉNOMINATION

Vitis désigne le genre et vinifera fait référence au vin obtenu par la fermentation du fruit (du latin vinifera : porter le vin). Vitis Vinifera appartient ainsi à la grande famille des Vitaceae.

HABITAT

Vitis vinifera prospère dans divers types de sols, tant qu’ils sont bien drainés. Assurer un bon drainage du sol est essentiel pour favoriser la croissance saine de cette plante. Choisir un emplacement très chaud, abrité et ensoleillé, au pied d’un support tel qu’un mur exposé au sud . Évitez les emplacements sujets aux gelées tardives, qui peuvent endommager les nouvelles pousses au printemps.

Cyprès (Cupressus)

DESCRIPTION

Cupressus, le Cyprès est de la famille des Cupressaceae, originaires des régions tempérées chaudes de l’hémisphère nord. Le nombre d’espèces incluses dans ce genre varie selon les auteurs de 16 à 31, voire plus. De nombreuses espèces sont cultivées comme arbres d’ornement. Le Cyprès commun est un arbre représentatif de la flore méditerranéenne, l’arbre des cimetières, symbole du deuil dans le monde méditerranéen. Les Cyprès sont des conifères. Les Cyprès sont des arbres ou des arbustes buissonnants, pouvant atteindre une hauteur de 5 à 40 mètres. Ses racines sont lignifiées (qui a pris les caractères et l’aspect du bois.) , ce qui lui permet de rester stable malgré sa grande taille. Les feuilles sont en forme d’écailles triangulaires de 2 à 6 mm de long, disposées par paires opposées-décussées recouvrant totalement les rameaux. Elles persistent de 2 à 4 ans. Il existe une forme juvénile, en forme d’aiguilles de 5 à 15 mm de long, rencontrées sur les jeunes sujets de 1 à 3 ans (parfois plus). Elles peuvent être confondues avec les feuilles des genévriers , mais elles ne sont jamais piquantes.

LE SAVIEZ-VOUS ?

De nombreuses espèces sont couramment cultivées comme plantes d’ornement dans les parcs et jardins, et en Asie autour des temples. Les Cyprès sont également utilisés dans le bassin méditerranéen pour constituer des haies brise-vent. Dans certaines régions, il est devenu difficile de distinguer leur aire de distribution originelle du fait de l’extension et de l’ancienneté des cultures. Quelques espèces sont appréciées pour leur bois qui peut être très durable. Le bois de cyprès est utilisé pour la facture de clavecins de tradition italienne.

La symbolique du cyprès est depuis bien longtemps, au moins l’antiquité grecque, celle de la vie éternelle : son feuillage est toujours vert, avec toujours des fruits, son bois, quasi imputrescible, avec une odeur d’encens. C’est pourquoi il est utilisé pour la fabrication des cercueils des papes, souvent aussi pour ceux des dignitaires civils ou religieux et autres grands de ce monde. Autour des tombes, les cyprès étaient généralement plantés par deux pour les adultes (couples) ou isolés pour les enfants. Dans tout le midi méditerranéen, c’est « l’arbre des cimetières », associé à la mort, d’où des expressions comme « dormir sous un cyprès », c’est-à-dire être mort, et « le cyprès, on l’aime mieux de loin que de près ». Dans le langage des fleurs, le cyprès symbolise la tristesse et le deuil.

DÉNOMINATION

Le nom générique Cupressus est le nom latin du Cyprès commun. Ce nom dérive de Cyparisse, personnage de la mythologie grecque, fils de Télèphe, qui fut changé en cyprès par Apollon.

HABITAT

Il est originaire d’Asie mineure, mais il a été acclimaté dans tout l’hémisphère nord, et plus particulièrement autour du bassin méditerranéen. Il résiste à −20 °C et tolère une sécheresse relative.

Liriodendron (Tulipifera) ou Tulipier de Virginie

DESCRIPTION

C’est un arbre feuillus originaire du sud du Canada, et du sud et de l’est des États-Unis. Dans son habitat d’origine, il s’élève de 50 à 60 m (moins en Europe) et peut y vivre jusqu’à 500 ans (environ 300 ans en Europe). Son tronc peut atteindre 2 ou 3 mètres de diamètre. Il se distingue avant tout par sa feuille (10 à 16 cm). jaune-vert au printemps et en été, jaune en automne. La fleur est hermaphrodite. Sa forme la fait ressembler à une tulipe, d’où le nom de l’espèce. La floraison se fait entre mai-juin-juillet selon le climat.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Depuis la disparition des deux tulipiers du parc de Versailles, le plus vieux tulipier de Virginie de France (contemporain de ceux du Petit Trianon) serait pour certains dans le parc du château de Didonne à Semussac en Charente-Maritime (près de Royan). Cependant, l’âge d’un tulipier du parc du château de Coursan-en-Othe, dans l’Aube, a été estimé par l’ONF à 350 ans, ce qui nous ramènerait à une date bien antérieure. Un tulipier est également présent dans le parc du château de Lesches qui a plus de 300 ans. D’autres sont également visibles dans les parcs des châteaux de Cirey-sur-Blaise (Haute-Marne) et Canaples (Somme) ; ils dateraient de 1830 pour le premier et de la fin du XIXe siècle pour le second. Un tulipier de Virginie de 30 mètres de hauteur est visible dans le domaine royal de Château-Gaillard (Amboise), planté sur les grands parterres des jardins du roi, et daterait du début du XIXe .

DÉNOMINATION

Liriodendron vient du grec ancien leírion, « lis », et dendron, « arbre ». Un autre nom du tulipier de Virginie est d’ailleurs l’arbre aux lys. La Virginie fait quant à elle référence à l’état des États-Unis duquel l’arbre est originaire.

HABITAT

Son aire de distribution s’étend de l’Arkansas et l’Alabama jusqu’au Michigan, à New York et au sud du Canada. Il pousse dans les sols bien drainés des bassins des rivières et évite les sols trop calcaires. Dans les forêts mixtes, il est associé au noyer noir, au caryer et au chêne blanc d’Amérique. L’arbre supporte des gelées courtes jusqu’à −30 °C et apprécie énormément le soleil. Il a besoin de beaucoup d’eau en terrain bien drainé. Son exploitation est étudiée actuellement dans le sud-ouest de la France (Béarn et le Pays basque) dont le climat humide lui conviendrait bien.

Caroubier (Ceratonia siliqua)

DESCRIPTION

Le caroubier est un arbre mesurant généralement de cinq à sept mètres de hauteur et pouvant atteindre exceptionnellement quinze mètres. Le tronc est gros et tordu, l’écorce brune et rugueuse. La frondaison abondamment fournie forme un houppier (ensemble des ramifications vivantes d’un arbre) large. Il peut atteindre un âge important, certainement de plusieurs siècles comme l’attestent les individus remarquables par la circonférence impressionnante de leur tronc près de Ragusa en Sicile.

Les feuilles persistantes sont grandes de douze à trente centimètres. De forme ovale, celles-ci sont coriaces, vert sombre luisant au-dessus, tirant sur le rouge sur leur face inférieure.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le Caroubier est dioïque (rapport mâle/femelle 50-50 mais il existe des plants polygames et/ou hermaphrodites). Les arbres strictement mâles ne donnent que des fleurs mâles et ne produisent donc pas de fruits. Ils ont une croissance plus vigoureuse que les arbres femelles. Les arbres polygames hermaphrodites donnent à la fois des fleurs unisexuées (mâles ou femelles) et des fleurs hermaphrodites (mâles et femelles). Ils produisent donc moins de fruits que les arbres femelles mais ont l’avantage d’être auto-fertiles.

DENOMINATION

Le mot « caroubier » vient de l’arabe. Son nom générique Ceratonia vient du grec ancien κερατέα / keratéa signifiant « caroubier ». Le nom d’espèce, siliqua, désigne en latin une gousse. Il est aussi appelé carouge, pain de saint Jean-Baptiste, figuier d’Égypte, fève de Pythagore.

HABITAT

Le Caroubier peut survivre à des sécheresses moyennes (cependant bien moins longtemps que l’olivier) et à des sols pauvres, mais pour une bonne fructification, il a besoin de 500 à 550 millimètres de précipitations annuelles (ou d’irrigation) et de sols riches (ou de fertilisation). Il préfère les sols sableux bien drainés et tolère peu ou pas les sols argileux trop humides. Les systèmes racinaires profonds peuvent s’adapter à une grande variété de conditions de sol et sont assez tolérants au sel (jusqu’à 3 % dans le sol). Après avoir été irrigués avec de l’eau salée en été, les caroubiers pourraient éventuellement récupérer pendant les pluies d’hiver. Dans certaines expériences, les jeunes caroubiers étaient capables de fonctions physiologiques de base dans des conditions de sel élevées. Le Caroubier supporte bien la sécheresse mais il résiste mal au froid (il ne supporte pas les températures inférieures à – 5 °).

Bouleau

Bouleau de l’Himalaya (Betula utilis)

DESCRIPTION

Dans son habitat naturel, Betula utilis tend à former des forêts, où il se présente sous forme d’arbuste ou d’arbre atteignant jusqu’à 20 m de hauteur. Il pousse souvent au milieu de conifères épars et dans les sous-bois d’arbustes, généralement à feuillage persistant comme les Rhododendrons. L’arbre est dépendant de l’eau de la fonte des neiges plutôt que des pluies de mousson. Ils sont souvent très pliés par suite du poids de la neige l’hiver dans l’Himalaya où il pousse à des altitudes allant jusqu’à 4 500 m. Les feuilles sont ovales, légèrement velues, de 5 à 10 cm de long, avec des bords dentelés. La floraison a lieu de mai à juillet, avec seulement quelques chatons (inflorescence en épi, visible sur la branche d’un arbre) mâles et souvent un court et unique (parfois une paire) chaton femelle. Le périanthe (ensemble des enveloppes qui assurent la protection des organes reproducteurs de la fleur a quatre parties dans les fleurs mâles et est absent dans les fleurs femelles. Les fruits mûrissent en septembre-octobre. La mince écorce à texture de papier est très brillante, d’un brun rougeâtre, rouge blanc ou blanc, avec des lenticelles horizontales. L’écorce pèle en larges bandes horizontales, très utiles pour la création même de grandes pages. Une espèce de champignons, appelée localement Bhurja-granthi, peut former sur les arbres des excroissances noires pouvant peser jusqu’à 1 kg. Le bois est très dur et dense mais très fragile. Le bois de cœur est rose ou beige rougeâtre.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Beaucoup de variétés et de cultivars (variété de plante -arbres compris- obtenue en culture, généralement par sélection, pour ses caractéristiques réputées uniques) de Betula utilis sont utilisés dans l’art paysager dans le monde entier. Dans la partie la plus orientale de son aire de distribution, certaines formes présentent des troncs aux tons orangés ou cuivrés. Betula utilis dans l’aire occidentale de son habitat naturel, présente de nombreux cultivars au tronc blanc. Ceux-ci ont été primés du Award of Garden Merit par la Royal Horticultural Society.

DÉNOMINATION

L’épithète spécifique, utilis, se réfère aux nombreuses utilisations des différentes parties de l’arbre. L’écorce blanche, rappelant du papier, a été utilisée dans l’Antiquité pour écrire notamment les textes sacrés sanskrits.

HABITAT

Il s’accommode de tout sol, même relativement sec et calcaire, et apprécie une exposition ensoleillée. Il faudra toutefois éviter le plein soleil dans les régions où la sécheresse est de rigueur en été.

Parkinsonia (Aculeata) ou épine de Jérusalem

DESCRIPTION

C’est un petit arbre qui atteint 2 à 8 m de hauteur. Les feuilles et les tiges sont glabres. Le pétiole, aplati, est bordé par deux rangées de 25 à 30 folioles ovales minuscules; les folioles sont rapidement caduques par temps sec, laissant les pétioles verts et les branches pour la photosynthèse. Les branches possèdent des épines de 7 à 12 mm de long à chaque nœud. Les fleurs sont jaunes et odorantes, de 20 mm de diamètre, groupées par huit à dix au bout d’une longue tige élancée. Le fruit est une gousse, coriace, brun clair à maturité.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Parkinsonia aculeata est une espèce envahissante majeure en Australie, dans certaines parties de l’Afrique tropicale, Hawaï et d’autres îles de l’océan Pacifique. L’Épine de Jérusalem forme des fourrés denses, empêchant l’accès des cours d’eau aux humains, aux animaux indigènes et au bétail. Le gousses flottent et la plante se propage par la chute des gousses dans l’eau qui s’étalent en aval lors des inondations saisonnières. En Nouvelle-Calédonie, le Code de l’environnement de la Province Sud interdit l’introduction dans la nature de cette espèce ainsi que sa production, son transport, son utilisation, son colportage, sa cession, sa mise en vente, sa vente ou son achat.

DÉNOMINATION

Son nom Parkinsonia lui a été donné en l’honneur du botaniste anglais John Parkinson (1567-1650), et son nom spécifique aculeata signifie piquant.

HABITAT

Parkinsonia (Aculeata) pousse sur un sol quelconque, même calcaire et salé, mais surtout très bien drainé en hiver. Emplacement : plein soleil. Une fois implanté, excellente résistance à la sécheresse.

Filao (Causuarina equisetifolia)

DESCRIPTION

Le filao peut atteindre plus de trente mètres de hauteur pour les vieux spécimens. Son tronc est droit avec une écorce grise. Ses jeunes rameaux verts assurent la photosynthèse. Leur morphologie cannelée et filiforme, d’un diamètre de 2 mm et articulés rappellent les prêles, une ressemblance qui lui a valu le nom d’espèce equisetifolia. Les feuilles sont nombreuses à chaque nœud mais réduites à des écailles d’un millimètre. Les chatons femelles sont formés de boules brunes aux aspérités piquantes. Les fruits ressemblent à des petits cônes de 1 à 2 cm de long. Quand les cônes sont fermés, ils protègent les graines de l’eau car ils sont imperméables. En plus du vent qui dissémine les graines sur des petites distances, les cônes peuvent ainsi se disperser au moyen de l’eau.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le filao est un arbre pionnier, capable de coloniser des sols très pauvres en éléments minéraux. Dans les zones salines, il évacue le surplus salé par ses feuilles rendant le sol à son pied infertile pour les autres espèces. Il peut être fortement taillé sans souffrir. Au Sénégal, des arbres coupés en haut du tronc se sont « reconstitués » en une année .Casuarina equisetifolia possède dans ses racines des nodules fixateurs d’azote qui, en symbiose avec une bactérie du sol , assimilent l’azote de l’air.

DÉNOMINATION

Le nom du genre est inspiré par le casoar, les rameaux très fins évoquant le plumage particulier de cet oiseau. L’épithète spécifique, equisetifolia, dérivé du latin botanique equisetum, qui est le nom générique des prêles (plantes herbacées vivaces) la disposition des rameaux évoquant le port des prêles. Cette plante a de nombreux noms vernaculaires. On peut citer, en français, bois de fer, filao, pin d’Australie, fialo, pitch pin.

HABITAT

L’aire de répartition originelle de Casuarina equisetifolia subsp. s’étend principalement sur les côtes de l’Australie, depuis le nord du Queensland et du Territoire du Nord, et celles du Sud-Est asiatique, dans toute la péninsule malaise jusqu’à l’isthme de Kra en Thaïlande et dans les zones côtières adjacentes de la mer d’Andaman dans le sud de la Birmanie, qui est le point le plus occidental de son aire de répartition. À l’est, son aire naturelle s’étend de la Mélanésie (notamment la Nouvelle-Calédonie) jusqu’à la Polynésie. Cette répartition couvre une bande de 40 degrés entre les 20° de latitude nord et les 20° de latitude sud.

Casuarina equisetifolia est le plus souvent confiné à une étroite bande littorale sur les côtes sablonneuses, se prolongeant rarement vers l’intérieur des terres. Cette espèce est souvent à la limite de la végétation dunaire soumise aux embruns salés et parfois submergée par l’eau de mer lors des grandes marées. C’est parfois la seule espèce ligneuse capable de pousser dans les zones de végétation dunaire à dominante de graminées tolérantes au sel. On peut aussi rencontrer cet arbre dans une association végétale plus riche d’arbres et arbustes collectivement appelée « flore littorale indo-pacifique ».

Faux-poivrier (Schinus molle)

DESCRIPTION

Schinus molle, communément appelé « faux-poivrier » ou « poivrier sauvage », est une espèce d’arbres de la famille des Anacardiaceae originaire d’Amérique du Sud. Ses feuilles finement divisées sont persistantes. Froissées, elles dégagent une forte odeur de poivre. Son port est retombant, sa silhouette rappelle celle du saule pleureur. Au printemps apparaissent des grappes de petites fleurs blanc-crème, suivies à l’automne de fruits qui sont de petites drupes pisiformes semblables à des grappes de raisin ou à des grains de poivre, de couleur rose à maturité (appelés « baies roses » dans le commerce). C’est d’ailleurs un Schinus d’une espèce côtière du Pérou qui donne le fameux « poivre rose » utilisé comme condiment.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Dans les Andes péruviennes, où il est nommé « molle » (prononcer « moyé »), il sert de combustible, de barrière dans les champs et les pâturages, il est planté le long des murets de pierre sèche pour les soutenir. Son écorce et sa résine ont des vertus médicinales reconnues depuis des temps reculés : la résine servait à embaumer les rois incas. Cette résine blanche, opaque, aurait des propriétés purgatives et fortifiantes pour les gencives. Elle était utilisée comme le mastic chez les orientaux.

DÉNOMINATION

Son nom « Schinus molle », vient du grec ‘schinos’ qui désigne le lentisque (Pistacia lentiscus). Son nom spécifique ‘molle’ vient du latin ‘molis’ qui signifie souple, mou.

HABITAT

De rusticité moyenne, il est défolié dès −5 °C et les parties aériennes ne résistent pas à un froid prolongé de −8 °C. Il pousse depuis la côte jusqu’à 3 200 mètres d’altitude maximum, dans les Andes sèches. Le schinus molle préfère un emplacement en plein soleil, où il recevra au moins 6 à 8h d’ensoleillement direct. Il peut également tolérer une légère ombre partielle. Le sol doit être bien drainé pour éviter la pourriture des racines. La période idéale de plantation est au printemps ou à l’automne.

Chorisia (ou ceiba speciosa)

DESCRIPTION

Chorisia est un genre d’arbre de la famille des Bombacaceae. Ce sont des arbres des régions tropicales. Le Chorisia speciosa est un arbre originaire d’Amérique du sud. Sa particularité vient de son tronc, épineux et bombé. Bel arbre tropical qui peut être planté dans les régions côtières ( supporte jusqu’à -6°C). En fin d’été, il se couvre de grandes fleurs roses, finement découpées. Le Ceiba speciosa est un arbre à tronc ventru de 6 à 12 m de haut reposant sur des racines imposantes.
Il atteint facilement les 25 m de haut dans son milieu naturel. Des grosses épines coniques parcourent le tronc de 1 à 2 m de diamètre. Le tronc vert à l’état juvénile vire au gris à l’âge adulte. Le feuillage caduc est fait de feuilles composées à  5 à 7 grandes folioles.
La floraison estivale se manifeste par des grandes fleurs solitaires roses à intérieur blanc crème.
Les fleurs de 10 à 15 cm de diamètre rappelant celles des Hibiscus prennent naissance à l’aisselle des feuilles. En automne, des capsules vertes, pendantes remplacent les fleurs.
Les fruits ovoïdes de 20 cm de long au graphisme des mangues renferment des fibres cotonneuses parsemées de graines brunes.

LE SAVIEZ-VOUS ?

En France, sa culture en extérieur n’est possible que sur la Côte d’Azur, et dans les zones les plus douces du littoral atlantique. Le minijardin botanique de Bormes-les-Mimosas, caché dans les ruelles du vieux village, en abrite un exemplaire majestueux, dépassant les 10 m de hauteur, avec un port plutôt érigé (environ 6 m de largeur). 

Son bois souple peut être travaillé en canots ou en pâte à papier ; la matière cotonneuse des fruits comme isolant et produit de rembourrage (coussins, gilets de sauvetage…). Les graines peuvent être pressées pour extraire une huile comestible

DÉNOMINATION

Ceiba signifie « arbre à coton » en espagnol, speciosa « magnifique » en latin.

HABITAT

Il affectionne les sols profonds et bien drainés, humifères et acides. Il préfère une exposition ensoleillée et bien abritée. Il tolère la sécheresse et de brèves gelées mais meurt en dessous de -5°C. Son feuillage est abîmé dès -1°C.

Cédrat (Citrus medica)

DESCRIPTION

Le cédratier (Citrus medica L.) est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Rutacées. C’est un arbre dont le fruit, le cédrat, est un agrume. Le cédrat dans sa forme non digitée est un gros fruit ovale lisse ou bosselé, parfois verruqueux, décoratif, et dans sa forme digitée il se divise en forme de doigts, d’où le nom usuel de main de Bouddha. Quand elle existe (les digités n’en n’ont jamais), la pulpe peut être douce ou acide, verte à jaune, souvent peu juteuse. Le parfum de son zeste est très agréable. Le poids du fruit peut atteindre 5,5 kg pour les plus lourds des méditerranéens.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Les cédratiers sont originaires des piedmonts himalayens orientaux et méridionaux où leur domestication a débuté. Très tôt la présence de cédrat est attestée au cœur de l’empire Perse puis dans les peuples du sud de la Caspienne. Quand les Perses annexent la Palestine ils construisent à Ramat Rahel (Ve siècle av. J.-C.) près de Jérusalem, une Résidence et son jardin palatial planté des plus riches plantes babyloniennes. C’est dans les murs de ce jardin qu’est attesté pour la première fois en occident du pollen de cédratier. Dafna Langgut (2017) pense que le cédrat fut le premier agrume introduit en zone méditerranéenne, depuis la Palestine il gagnera le monde romain vers le Ier siècle av. J.-C. . Ce sont les arabes qui introduiront beaucoup plus tard les nombreux agrumes cultivés et cuisinés au Moyen Âge. Les Juifs pour qui le cédrat est un fruit rituel (ils le nomment etrog) contribuent à le diffuser dans le monde méditerranéen et yéménite.

DÉNOMINATION

Le nom de son fruit lui vient de l’italien cedrato, dérivé de cedro, du latin citrus. Cédrat est utilisé dans la plupart des langues, il devient cidra en portugais, puis l’anglais perd l’ancien terme cedrate (du français) au profit de l’ambigu citron que le japonais reprend. Cedro en italien prête à confusion car il désigne aussi le cèdre, on trouve aussi dans cette langue citro. Le français cédraterie désigne les jardins de cédratiers.

HABITAT

Les cédratiers se plantent à 4 m de distance. A. Boitel donne les recommandations suivantes : planter en terre profonde, fertile, fraîche et perméable, éviter l’excès d’humidité. Les arrosages doivent être copieux et réguliers en été en cas de sécheresses et de fortes chaleurs. Le cédratier ne supporte pas les vents violents et glacés de l’hiver, « il est plus sensible que les autres végétaux aux intempéries hivernales, ne peut prospérer que dans des endroits où des abris naturels ou artificiels le défendent du froid qui résulte des courants d’air et du voisinage des montagnes ». Il redoute tout autant les grandes chaleurs. La culture en espalier ou tuteurée aide les plantes à supporter le poids du fruit.

Citron vert (Citrus latifolia, ou Limettier de Perse, ou Limettier de Tahiti)

DESCRIPTION

L’arbre est vigoureux, le port étalé et retombant. Le fruit est plus petit que le citron et plus gros que la lime acide. La floraison est remontante. En milieu tropical les conditions environnementales et les porte greffes affectent fortement la quantité de jus contenu dans le fruit. Le citron Volkamer est le porte-greffe qui donne les meilleurs résultats en grande culture. Le fruit est sans pépin. Ses rameaux sont courts et portent de nombreuses épines courtes et très aigües.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le jus du fruit est utilisé dans les irritations buccales douloureuse et piqures d’insectes ou de coraux.

DENOMINATION

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HABITAT

Il apprécie les terrains neutres à légèrement acides, non calcaires. Selon le porte-greffe qui est utilisé, il sera plus ou moins résistant au froid et plus ou moins tolérant vis-à-vis du calcaire. Il n’est raisonnable de le planter en plein terre que si vous résidez sur un cordon littoral méditerranéen ou sud atlantique favorisé, épargné par les gelées, car la rusticité de cet agrume ne dépasse pas -4°C et il a besoin de beaucoup de chaleur pour fleurir et fructifier.

Prunier Reine-Claude (Prunus domestica italica)

DESCRIPTION

Grand arbre au développement haut et pyramidal qui peut atteindre une hauteur de 5-10 m et une largeur de 2-6 m. Il forme des fleurs blanches, à partir de mars, puis des fruits jaunes, de dureté moyenne, et juteux. Il produit des fruits de gros calibre et bien ronds. La récolte des fruits à maturité débute à la mi-août.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le reine-claude a été obtenu en France à la suite de la découverte d’un prunier importé d’Asie produisant des prunes de couleur verte à maturité. Ce prunier fut apporté à François Ier par l’ambassadeur du royaume de France auprès de la Sublime Porte, de la part de Soliman le Magnifique. Il lui fut donné l’appellation « reine-claude » en l’honneur de Claude de France (1499-1524), épouse de François Ier surnommée La bonne reine.

DÉNOMINATION

Prunus domestica est une espèce de plante à fleurs de la famille des Rosacées . Arbre caduc, il comprend de nombreuses variétés d’arbres fruitiers appelés « pruns » en anglais, bien que tous les pruniers n’appartiennent pas à cette espèce. Les reines-claudes et les quetsches appartiennent également à des sous-espèces de P. domestica.

HABITAT

Les pruniers reines-claudes sont cultivés en forme de plein vent. (A l’état brut, l’arbre fruitier est appelé « plein vent »). Ils sont très productifs et donnent de gros fruits qui font de la reine-claude une des meilleures prunes de table. Les reines-claudes, comme les mirabelles, se reproduisent de façon assez fidèle par simple semis d’un noyau. Un emplacement ensoleillé favorisera sa fructification.

Pamplemoussier (Citrus maxima)

DESCRIPTION

L’arbre est assez grand. Il peut mesurer jusqu’à 8 m de hauteur. La couleur de son écorce est verte ou jaunâtre. Elle déverdit quand la moyenne des températures minimales est inférieure à 14 °C pendant 15 jours et devient claire, jaunâtre à rosée. Elle est lisse, très épaisse et se pèle plus ou moins facilement. Les feuilles sont larges. La floraison est magnifique avec ses bouquets de fleurs géantes puissamment parfumés. Le fruit, généralement sphérique, plus ou moins aplati, parfois piriforme, mesure entre 10 et 30 cm de diamètre ; il peut peser de 500 grammes à 8 kilogrammes, ce qui en fait le plus volumineux des agrumes. Couvert de ses fruits énormes il est spécialement décoratif et impressionnant. On l’utilise donc également comme plante ornementale partout où le gel ne le met pas en risque.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Il est originaire d’Asie du Sud-Est où il est connu depuis plus de quatre mille ans et cultivé pour son fruit. L’arbre craint le vent, le poids des fruits courbe les branches et peut les casser. La mise à fruit d’un arbre greffé est de 4 ans. Si ce pamplemousse est fécondé avec le pollen d’une orange douce ou d’une mandarine, les fruits seront généralement sans pépins. Dans des conditions optimales, le pamplemousse donne des fleurs quatre fois par an et le fruit peut être cueilli après 8 à 12 mois en quatre récoltes. La feuille de Citrus maxima a des propriétés anti diabétiques elle est utilisée en médecine ayurvédique dans l’épilepsie, le toux convulsive, le traitement des maladies hémorragiques. Les fleurs sont utilisées comme sédatifs dans les affections nerveuses.

DENOMITION

Citrus maxima est une espèce d’arbres fruitiers, nommée en français Pamplemoussier, qui appartient à la famille des Rutaceae. Il est originaire d’Asie du Sud-Est où il est connu depuis plus de quatre mille ans et cultivé pour son fruit. Le fruit de Citrus maxima est un agrume, nommé « pamplemousse » par les botanistes. Dans le langage vernaculaire le fruit du pamplemoussier est nommé « pamplemousse » ou « pomélo » selon l’usage en vigueur dans les différents pays francophones, occasionnant ainsi une confusion générale car « pamplemousse » est également utilisé couramment pour désigner le fruit de l’hybride bien connu Citrus ×paradisi. Des expressions comme « pamplemousse vrai » ou « pamplemousse véritable » sont parfois utilisées pour réduire l’ambiguïté.

HABITAT

Le fruit demande de la chaleur pour arriver à maturité. Il est cultivé et consommé à grande échelle uniquement en Asie orientale. En climat méditerranéen chaud (on le cultive à Tokyo ou dans le sud de la péninsule ibérique) les fruits arrivent à maturité mais sont brûlés par l’ensoleillement fort, comme en Chine méridionale, ils doivent être mis en sac.

Calamondin (Citrus x microcarpa)

DESCRIPTION

Arbuste ou petit arbre légèrement épineux de 2 à 7,5 m de haut à l’état sauvage. Ses feuilles elliptiques de 3,8 / 1,4 cm, présentent des bords légèrement crénelés, de couleur vert foncé brillant dessus, vert pâle dessous. Ses fleurs blanches de 2 cm de large sont parfumées. Le calamondin, ou oranger d’appartement est un agrume par sa floraison remontante et parfumée, par son abondante fructification toute l’année, faite de petits fruits colorés qui restent longtemps sur l’arbre.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le fruit du calamondin agrémente les sauces soja, le vinaigre et le chili dans la cuisine philippine. Les fruits sont également utilisés pour aromatiser les plats à base de viande et de poisson, ainsi que les
boissons.
Ils peuvent également être cuisinés en marmelade, ou dans des gâteaux, tartes et glaces. Il peut aussi servir à la préparation d’une liqueur à base de vodka et de sucre.

DENOMINATION

Les noms botaniques sont Citrus × microcarpa Bunge 1832 ou Citrus madurensisa. Il avait été décrit au rang d’espèce sous le nom de Citrus mitis Blanco en1837. Le calamondin est un hybride d’orangequat, et un des parents maternels est probablement un kumquat, la petite proportion d’allèles (gène) mandarine laisse penser que la mandarine est le parent paternel (fécondateur).

HABITAT

Citrus x microcarpa s’épanouit dans un sol léger, souple, bien drainé et toujours humide[15]. Certaines source indiquent qu’il peut tolérer de courtes périodes de gel > −4 °C et qu’ il résiste aux intérieurs secs et chauds en hiver[16]. La plante supporte bien la culture en pot[15]

C’est également un agrume facile à cultiver en intérieur, sur un balcon, une terrasse ou dans une véranda. Sa floraison très parfumée est un enchantement, et ses petits fruits orangés sont très décoratifs.

Mûrier platane (Morus Platanifolia)

DESCRIPTION

Le mûrier platane est un arbuste ou petit arbre à feuilles caduques et à l’écorce brun grisâtre, aux jeunes pousses glabres, et pouvant atteindre 6 à 7 mètres de haut. Les feuilles, de taille et de forme très variables, sont portées par un pétiole de 1 à 1,5 cm. La face inférieure est duveteuse, devenant rapidement glabre ou presque, et la face supérieure est vert foncé, couverte de minuscules verrues qui la rendent légèrement rugueuse au toucher.
Le fruit est une mûre brièvement cylindrique, d’environ 1 cm de diamètre sur 1 à 1,5 cm de long ou plus, rouge à violet foncé à maturité, juteuse et sucrée. La floraison a lieu en mars-avril et la fructification en avril-mai. Le mûrier platane est apprécié pour son feuillage luxuriant et ses fruits comestibles mais salissants. C’est un excellent arbre d’ombrage.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Une plantation de mûriers est appelée « mûraie » ou « mûreraie ». Le mûrier platane a une durée de vie relativement longue. Avec des soins appropriés, il peut vivre jusqu’à 100 ans ou plus, ce qui en fait un arbre durable dans les jardins et espaces publics. Sa croissance est rapide, particulièrement durant ses premières années. Il peut atteindre plusieurs mètres de hauteur en quelques années, ce qui en fait un excellent choix pour créer rapidement un espace ombragé. Le mûrier à feuille de platane était utilisé dans les magnaneries car son feuillage servait de nourriture aux vers à soie.

DENOMINATION

Le mûrier platane, est une espèce de la famille des Moraceae, originaire d’Asie et introduite en Europe au début du XXe siècle. Ce sont des arbustes ou de petits arbres souvent utilisés comme arbres d’ornement et d’alignement.

HABITAT

Le mûrier platane est un arbre rustique qui supporte des températures allant jusqu’à -15 °C. Cependant, il est préférable de le protéger des vents froids et desséchants qui pourraient abîmer ses jeunes feuilles au printemps. Le mûrier platane s’adapte à une large variété de sols, mais il préfère un sol bien drainé, léger et fertile. Il tolère les sols calcaires, acides et argileux, mais un sol riche en nutriments favorisera sa croissance. Le mûrier platane préfère une exposition ensoleillée pour bien se développer. Il s’adapte aussi aux situations de mi-ombre, mais son feuillage sera moins dense et sa croissance légèrement ralentie.

Jujubier (Ziziphus ziziphus)

DESCRIPTION

Le Jujubier commun est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Rhamnaceae. C’est un arbuste épineux originaire de Chine et répandu dans les régions méditerranéennes, dont le fruit comestible, le jujube, est un peu oublié en Occident. L’arbre mesure de 6 à 10 m de haut. Les feuilles caduques sont oblongues, finement dentées, à stipules épineuses. Elles jaunissent en automne. Les racines s’enfoncent en profondeur dans le sol. Les fleurs petites, jaunâtres, apparaissent à l’aisselle des feuilles. Le fruit, ovoïde, est une drupe, d’abord jaune puis rouge à maturité, contenant un noyau dur, elliptique. La pulpe est sucrée, gélatineuse, à saveur fade. Les jujubes, riches en vitamines A et C, entrent dans diverses préparations médicinales.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Dans le nord et le nord-est de l’Inde, les fruits sont mangés frais avec du sel et des flocons de piment mais également conservés sous forme de bonbons, de confitures ou de cornichons à l’huile et aux épices. L’Italie a un sirop d’alcool appelé brodo di giuggiole. Au Sénégal, le jujubier s’appelle Sii dem en wolof et le fruit sert de collation. Le fruit est transformé en pâte séchée utilisée par les écoliers. Le bonbon de type Nounours en gomme appelé jujubes au Canada contenait à l’origine du jus de jujube mais on utilise maintenant d’autres arômes.

DENOMINATION

Ziziphus dérive du grec zizuphon qui désignait la « datte chinoise ». Jujuba vient du nom commun de son fruit, la jujube.

HABITAT

L’arbre tolère une large gamme de températures et de précipitations, bien qu’il nécessite des étés chauds et suffisamment d’eau pour une fructification acceptable. Contrairement à la plupart des autres espèces du genre, il tolère des hivers assez froids, des températures jusqu’à environ -15 °C. Cela permet au jujubier de croître dans des habitats montagneux ou désertiques, à condition qu’il ait accès à de l’eau souterraine pendant l’été. Le jujubier, Z. jujuba, pousse dans les régions les plus froides de l’Asie. Au moins cinq autres espèces de Ziziphus sont largement répandues dans les climats tempérés et les déserts chauds d’Asie et d’Afrique.

Amandier (Prunus dulcis)

DESCRIPTION

L’amandier est un arbre de 4 à 12 mètres de haut, dont les jeunes rameaux d’abord vert clair, rougissent ensuite au soleil. Il peut vivre plus de 100 ans. La fleur blanche ou rosée apparaît avant les feuilles. La corolle est formée de 5 pétales blancs à rosés. La floraison des amandiers cultivés s’établit de janvier à mars, suivant les régions. Les fleurs produisent un nectar d’excellente qualité, très recherché par les abeilles au printemps. La pollinisation est assurée par le vent et par les insectes.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La domestication des amandiers a été un long processus de sélection d’amandes douces produites dans des populations d’amandiers sauvages produisant des fruits amers, mais ayant parfois des arbres produisant des fruits doux. Le caractère doux de l’amande apparaît à la suite d’une mutation et l’amertume étant un trait récessif peut par la sélection être éliminé d’une population.

En France, la récolte d’amandes fraîches (en vert) se fait manuellement en juin et juillet.
La récolte d’amandes sèches a lieu en septembre, octobre, lorsque l’écale (la partie verte qui entoure la coque) est bien ouverte et sèche. Les procédés de culture intensifs se passent de beaucoup de main d’œuvre et prévoient l’emploi de conducteurs de tracteurs secoueurs d’arbres et de véhicules souffleurs-andaineurs. La durée de vie moyenne d’un amandier est de 30 ans.

DÉNOMINATION

L’amandier doux Prunus dulcis est un arbre typique des climats méditerranéens, il est le premier à fleurir dès la fin de l’hiver. ‘Prunus’ est le nom latin de l’arbre désignant le prunier. ‘Dulcis’ veut dire doux, et fait référence à l’amande douce produite par cet arbre.

HABITAT

L’amandier a besoin de lumière, de soleil et d’air sec. Ses fleurs étant très sensibles au froid, il doit être installé dans une situation non gélive à la floraison (en février-mars en France) sinon les températures négatives peuvent causer des dégâts sur les boutons floraux. Il valorise les terres pauvres, car il peut pousser sur des sols dolomitiques, caillouteux, secs, pauvres en matière organique. Il s’accommode même de sols légèrement salés et se plaît sur les sols calcaires. Il a très peu d’exigences sauf un sol profond et perméable. Particulièrement sensible à l’asphyxie, il redoute les sols lourds argileux, favorables à l’accumulation d’eau.

Oranger (Citrus sinensis)

DESCRIPTION

L’oranger est un arbuste pouvant atteindre 10 mètres de haut, avec des branches épineuses et des feuilles de 4 à 10 cm de long. Il est originaire de l’Asie du Sud-Est, soit de l’Inde, soit du Viêt Nam ou du sud de la Chine. Le fruit du Citrus sinensis est appelé orange douce pour le distinguer de l’orange amère, fruit du Citrus aurantium ou bigaradier (oranger amer), des fleurs duquel on tire l’essence de néroli et l’eau de fleur d’oranger. Tous les agrumes sont considérés comme des baies, parce qu’ils sont charnus, contiennent de nombreuses graines et dérivent d’un ovaire unique.

LE SAVIEZ-VOUS ?

La maturité est l’étape de pleine production qui se situe généralement entre 11 et 25 ans. Un oranger en pleine production produit en moyenne 80kg d’oranges par saison. Les oranges présentent différentes tailles et couleurs selon les conditions locales et comportent généralement dix carpelles, ou quartiers, à l’intérieur. La culture des orangers a une grande importance économique aux États-Unis, en particulier dans les États de Floride et de Californie, au Portugal ainsi que dans plusieurs pays méditerranéens (Espagne, Italie, Grèce, Maroc), en Afrique du Sud, en Chine et en Australie.

DENOMINATION

Le nom de genre Citrus vient du latin classique. L’épithète spécifique sinensis signifie « de Chine », et fait référence au centre de la domestication précoce de cette plante. Le nom commun orange est entré en langue anglaise par l’intermédiaire de l’ancien orenge français, un dérivé du nom arabe de cette plante n’ranj.

HABITAT

Rustique jusqu’à environ -7°C, sa culture en pleine terre sera réservée aux régions au climat doux. Ailleurs, on le cultivera en pot ou bac, à remiser dès les premiers froids. Le climat est le paramètre le plus important pour choisir l’emplacement d’un oranger. Le climat détermine en grande partie le succès des orangers et la qualité des agrumes, tandis que le sol et l’eau déterminent en général la productivité des orangers. Le froid est l’ennemi le plus important de l’oranger. Les températures inférieures à 0°C (32°F) sont dangereuses pour l’oranger, surtout lorsqu’elles durent de longues périodes. Les températures élevées peuvent également s’avérer critiques pour la productivité des arbres. Les vents violents et froids peuvent aussi endommager les arbres, réduire la végétation, faire perdre des fruits et détériorer leur qualité.

Les orangers préfèrent les sols de texture légère à moyenne, bien drainés et sans eau stagnante. Les oranges ne poussent pas bien dans un sol où il y avait un autre champ d’agrumes avant. Ceci est attribué à l’accumulation dans le sol, au fil du temps, de certaines substances toxiques et / ou à la présence de certains pathogènes particuliers. Un emplacement adéquat pour l’installation d’un verger d’orangers est d’habitude une position en aval, qui donne une surface plane, où les courants froids peuvent s’échapper librement. L’érosion du sol dans un tel endroit est principalement évitée en installant des zones d’herbe retenues à un faible niveau entre les rangées d’arbres plantés. Dans les sols à forte inclinaison, il est préférable de créer des terrasses. L’orange est une culture sensible aux sels. Si l’eau contient une grande quantité de sels, la croissance et la productivité des arbres peuvent être réduites.

Citron caviar (Citrus australasica)

DESCRIPTION

Microcitrus australasica est un arbuste qui atteint de 2 à 7 m de hauteur. Il présente de nombreuses épines droites très piquantes de 25 mm de long. Les feuilles, glabres, obovales à elliptiques, souvent crénelées vers le sommet, petites, mesurent 1 à 6 cm de long pour 3 à 25 mm de large. Les fleurs ont des pétales blancs de 6 à 9 mm de long et sont portées par des pétioles de 1 à 3 mm de long.

Les fruits sont cylindriques de 4 à 8 cm de long souvent courbe, à écorce fine. La peau des fruits à maturité peut être de couleurs variées, vert, jaune, orange, rouge, pourpre, marron, noir. La pulpe verte à rouge contient de petites vésicules, ressemblant à des perles de caviar, d’où son nom, qui se détachent naturellement les unes des autres.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Le citron caviar est originaire des sous-bois humides de l’est de l’Australie. Le citron caviar était peut être utilisé à l’origine par les aborigènes pour se désaltérer, mais il l’a été par les premiers colons australiens ; d’abord commercialisé comme fruit local, on l’utilise comme garniture ou ajout à de nombreuses recettes, ou pour faire des confitures ou des pickles. Dans les années 1990, on a commencé à commercialiser des confitures en Australie, puis vers 2000, le fruit est apparu dans les restaurants comme « aliment du bush » (bushfood) et a commencé à être exporté. Cela a permis le début d’une production commerciale en Australie, puis en Californie. En 2014, il semble que l’Espagne et la France aient commencé à en produire. pour répondre à la demande du marché. Il est depuis cultivé sur tout le bassin méditerranéen.

DENOMINATION

Le nom latin du citron caviar, Microcitrus australasica, renseigne sur son origine atypique dans le monde des agrumes : il vient d’Australie, où l’isolement géographique l’a longtemps soustrait aux hybridations naturelles. Les colons britanniques l’appelèrent finger lime car il ressemble habituellement à un doigt.

HABITAT

Le printemps est une bonne saison pour planter votre citronnier caviar, comme l’automne. Le citron caviar ne supporte pas des températures inférieures à -5°, et encore seulement si elles sont de courte durée. Il se cultive comme le citronnier. Il réclame une terre riche en humus et bien drainée, non calcaire. une exposition ensoleillée ou légèrement ombragée, et en emplacement à l’abri du vent qui dessèche et qui refroidit.

Laurier sauce (Laurus nobilis)

Caractéristiques botaniques :

  • Hauteur : Le laurier-sauce peut atteindre une hauteur de 2 à 10 mètres, selon les conditions de culture. Dans des conditions idéales, il peut même dépasser cette hauteur.
  • Feuilles : Les feuilles sont coriaces, lancéolées, de couleur vert foncé et brillantes. Elles mesurent généralement entre 6 et 12 cm de long et 2 à 4 cm de large. Lorsqu’elles sont froissées, elles dégagent un parfum agréable et caractéristique. Les feuilles sont disposées de manière alternée sur les branches.
  • Fleurs : Les fleurs du laurier-sauce sont petites, de couleur jaune pâle, et apparaissent au printemps. Elles sont regroupées en petites ombelles à l’aisselle des feuilles. Chaque ombelle contient de 4 à 6 fleurs.
  • Fruits : Les fruits sont des baies ovoïdes, de couleur noire à maturité, contenant une seule graine. Les baies mesurent environ 1 cm de diamètre et mûrissent à l’automne.

Utilisations culinaires :

Les feuilles de laurier-sauce sont largement utilisées comme herbe aromatique dans de nombreuses cuisines à travers le monde. Elles sont souvent ajoutées aux plats mijotés, aux soupes, aux ragoûts et aux marinades pour leur saveur subtile et parfumée. Les feuilles sont généralement retirées avant de servir le plat, car elles sont coriaces et difficiles à mâcher. En plus des feuilles, les baies peuvent être utilisées pour aromatiser certaines boissons alcoolisées 

Propriétés médicinales :

Le laurier-sauce possède également des propriétés médicinales. Ses feuilles contiennent des huiles essentielles, des tanins et des flavonoïdes qui lui confèrent des vertus digestives, antiseptiques et anti-inflammatoires. Il est souvent utilisé en infusion pour soulager les troubles digestifs et les douleurs articulaires. Les huiles essentielles extraites des feuilles sont également utilisées en aromathérapie pour leurs effets relaxants et apaisants 

Culture et entretien :

  • Exposition : Le laurier-sauce préfère une exposition ensoleillée ou mi-ombragée. Il tolère bien la chaleur et peut résister à des températures allant jusqu’à -5°C.
  • Sol : Il s’adapte à différents types de sols, mais préfère les sols bien drainés et riches en matière organique. Un sol légèrement acide à neutre est idéal.
  • Arrosage : Il nécessite un arrosage modéré, surtout en période de sécheresse. Il est important de ne pas laisser le sol devenir trop humide, car cela peut provoquer la pourriture des racines.
  • Taille : La taille n’est pas indispensable, mais elle peut être effectuée pour maintenir une forme compacte et favoriser la ramification. La taille est généralement réalisée au printemps ou à l’automne.

Symbolisme et histoire :

Le laurier-sauce a une longue histoire symbolique. Dans l’Antiquité, il était associé à la victoire et à la gloire. Les couronnes de laurier étaient remises aux vainqueurs des jeux olympiques et aux généraux triomphants. Il est également un symbole de sagesse et de protection. Dans la mythologie grecque, le laurier est associé à Apollon, le dieu de la musique, de la poésie et de la prophétie. Selon la légende, Apollon transforma la nymphe Daphné en laurier pour la protéger de l’amour non désiré 

Autres utilisations :

En plus de ses utilisations culinaires et médicinales, le laurier-sauce est également utilisé dans la fabrication de produits cosmétiques et de parfums. Les huiles essentielles extraites des feuilles sont utilisées dans les savons, les lotions et les crèmes pour leurs propriétés antiseptiques et apaisantes. Le bois de laurier est parfois utilisé en ébénisterie pour la fabrication de petits objets décoratifs 

Maladies et ravageurs :

Le laurier-sauce peut être affecté par certaines maladies et ravageurs, tels que les cochenilles et les kermès. Il est important de surveiller régulièrement la plante et de traiter les infestations dès leur apparition pour éviter des dommages importants 

Récolte et conservation :

Les feuilles de laurier-sauce peuvent être récoltées toute l’année selon les besoins. Elles se sèchent très bien et conservent leur arôme pendant longtemps. Les feuilles séchées doivent être conservées dans des contenants hermétiques à l’abri de la lumière et de l’humidité 

Pêcher (Prunus persica)

DESCRIPTION

Le pêcher est un arbre fruitier à écorce lisse, haut de 2 à 7 mètres, à port étalé et à croissance rapide. Ses feuilles caduques acuminées sont vert franc et dégagent une légère odeur d’amande. Elles sont longues de 8 à 15 centimètres sur 2 ou 3 centimètres de large avec un court pétiole pourvu de part et d’autre de deux ou trois nectaires à la base du limbe. Ses fleurs roses apparaissent avant les feuilles à la fin de l’hiver ou début du printemps, voire en été pour les variétés plus tardives (pêche de Nancy).

LE SAVIEZ-VOUS ?

La Feuille de Pêcher est fréquemment utilisée dans la médecine traditionnelle japonaise pour ses actions sur les peaux sujettes aux démangeaisons, à l’eczéma et aux éruptions cutanées mais également pour son caractère anti-inflammatoire. Elle est de ce fait recommandée aux peaux sensibles et fragiles.

Considéré comme un bel arbre, le pêcher est planté dans les jardins pour sa floraison printanière et sa production de fruits. La durée de vie du pêcher est relativement courte, ne dépassant généralement pas vingt ans. Cependant, la pêche est considérée comme un symbole de longévité dans plusieurs cultures d’Asie de l’Est.

DÉNOMINATION

Le nom de genre Prunus vient du latin « prune ». Le nom spécifique « persica » a été donné par Linné car les botanistes européens des XVIIIe et XIXe siècles continuaient de croire à l’exactitude des récits romains sur l’origine des pêches en Perse.

Le mot anglais moderne – et ses équivalents dans de nombreuses langues européennes, comme l’allemand Pfirsich et le finnois persikka – ont également des origines latines. Dans la Rome antique, la pêche était appelée persicum malum ou simplement persicum , ce qui signifie « pomme de Perse » . Ce nom est devenu le latin tardif pessica , puis le médiéval pesca . En ancien français, on l’appelait indifféremment peche , pesche ou peske . La première utilisation en Angleterre fut celle du nom de famille Pecche vers 1184-1185. Le mot français fut directement adopté en anglais pour désigner le fruit et s’écrivit soit pechis , soit peches vers 1400. En 1605, la première occurrence connue de l’orthographe moderne de peach fut publiée.

HABITAT

Le pêcher a une tendance non apicale, c’est-à-dire que lors d’une taille, il repart plutôt de la base au détriment de la cime. Il est difficile de les cultiver en pot à moins de les remettre en pleine terre régulièrement pour leur redonner de la vigueur. La taille d’hiver et l’éclaircissage permettent de réduire l’alternance chez les cultivars sensibles.

Le pêcher est cultivé soit en plein-vent, notamment dans les pays d’Europe, soit en espalier. La récolte manuelle des pêches a lieu en été ; les fruits, fragiles, sont rapidement placés en chambre froide. Les pêchers préfèrent un sol bien drainé, légèrement acide à neutre . Sur un sol est trop argileux ou trop compact, il est conseillé de l’améliorer en ajoutant du compost, du sable ou de la tourbe.

Yuzu (Citrus x junos)

DESCRIPTION

L’arbre est de petite taille et fortement épineux ; sa croissance et sa mise à fruit sont lentes. Le fruit en lui-même est arrondi et ressemble à un petit pamplemousse, de 5 à 8 cm de diamètre et d’un poids d’environ 90 g. Moyennement juteux, il a beaucoup de pépins et peu de pulpe, et une saveur très fruitée et acide, qui se situe entre la mandarine, le citron vert et le pamplemousse.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Au XXIe siècle, le yuzu est utilisé par des chefs cuisiniers occidentaux. D’une part, des chefs occidentaux de haut niveau se sont installés au Japon (Alain Ducasse, Pierre Gagnaire, Joël Robuchon, Michel Troisgros, etc.), d’autre part, les stagiaires japonais sont devenus nombreux dans les cuisines occidentales de luxe, ces échanges ont valu au yuzu une notoriété puis une reconnaissance en Occident. Il en résulte des utilisations nouvelles du yuzu : ceviche au yuzu, trou normand au crabe et sorbet au yuzu, condiment yuzu/chou-fleur, etc.), foie gras au yuzu (chef Pascal Meynard). Les chocolatiers (notamment Laurent Gerbaud à Bruxelles) et les pâtissiers se sont emparés de ce goût nouveau (succès au yuzu et au praliné de Christophe Michalak).

Le yuzu a retenu l’attention des Japonais car c’est un agrume acidulé d’automne, époque de pêches abondantes et de récolte des champignons avec qui le yuzu s’accorde à merveille. La fleur est utilisée pour aromatiser le thé et le saké. Vert ou jaune, une tranche de yuzu peut parfumer la bière ou les alcools. Les graines fraîches infusées entrent dans la composition d’une lotion pour la peau réputée donner un visage clair et une peau parfaite.

DENOMINATION

Le mot yuzu est la transcription phonétique du japonais 柚子 (yuzu). Le mot yuzu a fait son entrée dans le dictionnaire Le Petit Larousse en 2016. Le fruit n’est cultivé hors de son centre de domestication que depuis le XXIe siècle sous la désignation yuzu. Dans l’usage actuel, le terme yuzu désigne aussi bien le fruit que l’arbre chez les pépiniéristes.

HABITAT

Les Citrus x junos s’épanouissent dans un sol léger, bien drainé et riche. Originaire du Japon, où il y est très populaire, c’est un agrume résistant au froid : il supporte des températures pouvant descendre jusqu’à -12°C sans difficultés. Il est toutefois conseillé de le cultiver en plein soleil pour une fructification abondante.